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  • Un séisme de magnitude 5,5 sur l'échelle ouverte de Richter a secoué lundi matin la côte ouest de l'île indonésienne de Sumatra, a annoncé l'Agence de sismologie de Jakarta.

    Les premières informations ne faisaient pas état de victimes ni de dégâts, a précisé l'institut.

    La secousse tellurique sous-marine a été modérément ressentie dans la grande ville de Padang, capitale de la province de Sumatra Ouest.

     

     
    Le séisme s'est produit à 09H36 (02H36 GMT) et son épicentre a été localisé à 60 kilomètres au nord-ouest de Padang, dans le détroit des îles Mentawai.

    Les tremblements de terre et éruptions volcaniques sont fréquents en Indonésie, un immense archipel formé de milliers d'îles et d'îlots situé sur la "ceinture de feu" du Pacifique.

    La côte ouest de Sumatra est une région particulièrement exposée: elle a connu le 26 décembre 2004 et le 28 mars 2005 les deux séismes les plus puissants de ces quarante dernières années dans le monde.

     

     

     

    Un séisme modéré, d'une magnitude de 4,7 sur l'échelle ouverte de Richter, a secoué lundi matin la préfecture de Fukushima, au nord du Japon, a indiqué l'Agence météorologique.

    Aucune victime ni dégât n'ont été signalés.

    Le tremblement de terre s'est produit à 09H21 (00H21 GMT). Son hypocentre a été localisé à 80 km sous le fond de l'océan Pacifique, au large de la préfecture de Fukushima, a précisé l'agence dans un communiqué.

     

     
    Aucune alerte au tsunami n'a été lancée.

    Le Japon est à la jonction de quatre plaques tectoniques, subissant des milliers de secousses chaque année. L'archipel nippon enregistre environ 20% des tremblements de terre les plus violents dans le monde.

     


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  • un bonheur doux, doux comme du coton...

    merci.


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  • y'a des poissons partout aujourd'hui...

    ...


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  • Alençon se reconstruit et tente d'oublier l'histoire Moulinex
    LE MONDE | 18.02.05 | 14h27
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    La destruction de la première des usines normandes du groupe, installée dans la ville depuis 1937 et fermée en 2001, s'achèvera en juin. Un parc et des logements seront édifiés sur les 10  hectares de friche. Les ex-salariés se battent pour que soit aussi conservée une trace de leur passé.

    Alençon de notre envoyé spécial

    Les murs en torchis et les hangars métalliques n'ont pas opposé de résistance farouche. Un à un, depuis les premiers jours de janvier, ils s'effondrent sous les assauts répétés des pelleteuses et des engins de terrassement.<script language="javascript"></script> Là, des ouvriers en combinaison blanche empilent soigneusement les couvertures de toit en fibrociment amianté.

    Fin juin, il ne restera plus rien, ou presque, des 4 hectares de bâtiments de la première des usines normandes de Moulinex, installée à Alençon (Orne) en 1937. Seuls témoins d'un patrimoine hors du commun, la maison du directeur, celle du contremaître ainsi qu'un ancien entrepôt à la charpente en bois ouvragé devraient échapper à l'œuvre destructrice. Mais pour un avenir encore incertain.

    D'ici cinq à dix ans, un nouveau quartier naîtra de cette friche industrielle de 10 hectares, abandonnée depuis l'annonce, en octobre 2001, de la fermeture de l'usine pour ses 1 000 salariés. Espaces verts sur les bords de la rivière, la Sarthe, logements de standing, ateliers industriels ou artisanaux, et bureaux : le futur "parc de la cité Jean-Mantelet", en hommage au fondateur du groupe, préserve une part de la mémoire du site, tout en effaçant une cicatrice mal refermée.

    Il reste difficile d'imaginer que, pendant plus de soixante ans, dans des locaux sommaires, à la limite de l'insalubrité, jusqu'à 3 000 personnes ont consacré leur vie de travail à fabriquer des appareils ménagers : le célèbre presse-purée en métal des origines, des moulins à café, puis, vers la fin, des cafetières et des fers à repasser au design recherché, vendus dans le monde entier. "Une ville dans la ville, totalement autonome, avec tous les corps de métier. On y fabriquait même du pain pour la cantine", se souvient Didier Mesnil, ancien délégué syndical (FO) reconverti en gardien provisoire du site. "C'était une usine ancienne, mais avec des moyens techniques ultramodernes et un personnel très qualifié. Ce qu'il en reste ? L'histoire d'hommes et de femmes avec des souvenirs, des amitiés fortes", ajoute-t-il, une fois surmontée l'émotion qui étreint la gorge au bruit des premières démolitions.

    Cette histoire a pris fin le 22 octobre 2001. Ce jour-là, le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) a confié le groupe en faillite à SEB, son concurrent direct. Manifestations, occupations des ateliers : durant des semaines, les 1 000 salariés ont tenté de s'opposer à cette fermeture. Depuis, deux petites entreprises se sont installées qui emploient au total 70 personnes.

    "Ce fut un séisme pour la ville, une catastrophe sociale, économique et humaine. Cette grande période de l'histoire et de son savoir-faire doit rester dans les mémoires, pour la population, mais surtout pour les anciens salariés et leurs familles", assure Christine Roimier, maire (UMP) qui a succédé à Alain Lambert, ancien ministre du budget. "Très vite,ajoute-t-elle, nous avons voulu reconquérir les emplois perdus pour redonner confiance aux salariés".

    Pour cette ville de 30 000 habitants, dans une communauté urbaine d'un peu plus de 50 000, les comptes sont vite établis. Même compensée partiellement par l'Etat jusqu'à la fin 2004, la perte de taxe professionnelle a été évaluée à 30 % des recettes de la commune, soit 1,83 million d'euros. La chute de Moulinex a, dans la foulée, entraîné celle de ses principaux sous-traitants, dont l'historique Imprimerie alençonnaise, qui publia la première version des Fleurs du mal, de Baudelaire, et qui a compté jusqu'à 200 salariés pour la fourniture des notices d'emploi des appareils ménagers.

    Sur le plan social, près d'un tiers des ex-Moulinex d'Alençon ont fini par retrouver un emploi durable. Une autre partie a bénéficié de départs anticipés à la retraite, tandis qu'une centaine d'entre eux seraient encore en difficulté, dont une vingtaine dans une situation désespérée. Lancée par la commune dès 2002, l'opération "Mille jours, mille emplois" est, avec 600 créations de postes, loin d'avoir atteint ses objectifs.

    La ville et la communauté urbaine misent sur le développement de nouvelles activités dans la transformation des matières plastiques. Et, grâce à l'ouverture prochaine du dernier tronçon de l'autoroute A28, une société américaine de logistique, ProLogis, a décidé d'implanter une plate-forme européenne de 18 000 mètres carrés avec une cinquantaine d'emplois dans un premier temps, puis une centaine d'ici deux ans.

    La page Moulinex est pourtant loin d'être tournée. Pendant deux ans, les élus se sont opposés aux administrateurs judiciaires pour obtenir la cession, à la ville, des 10 hectares pour 1 euro symbolique. La convention de conversion du site prévoit que l'Etat, le conseil régional et le département financent 50 % des 12,7 millions d'euros prévus pour l'aménagement du "parc de la cité Jean-Mantelet". Le nom choisi, comme le projet de reconversion, reste "un symbole fort", aux yeux de l'ancien délégué syndical, M. Mesnil. "Je préfère voir, dit-il, un projet qui génère de la vie et de l'espoir. Un parc, des bureaux, des logements : c'est la réalité d'aujourd'hui."

    Cette restructuration sonne-t-elle "la deuxième mort de Moulinex", comme l'affirme Claude Renault, ancien secrétaire du comité d'entreprise et président de l'association, elle aussi baptisée Jean-Mantelet, qui réunit d'anciens salariés en quête d'échanges de souvenirs et plus sûrement d'entraide ? "Ils nous ont pris notre travail. Je ne veux pas qu'en plus ils nous prennent notre âme", clame-t-il.

    Lui, milite pour la création d'un musée, un espace de mémoire qui rappellerait aux générations futures l'histoire ouvrière d'une ville, d'un industriel, d'une marque et d'une communauté de salariés qui ont contribué à sa renommée mondiale. Il y aurait bien vu, aussi, une présentation de l'évolution de l'électroménager, du design avec une ouverture sur l'art contemporain.

    "On se bat pour garder 1 000 m2 sur 10 hectares. Mais nous n'avons pas réussi à en discuter sérieusement avec les élus", précise-t-il en remarquant qu'Alençon dispose d'un Musée de la dentelle et s'apprête à valoriser la maison natale de sainte Thérèse de Lisieux. Pour la maire, ce projet, inévitablement coûteux, ne peut fonctionner que s'il est adossé à une entreprise encore en activité. Dans le projet du parc, seule une petite salle d'exposition, voire une signalétique, devrait restituer cette part d'histoire. Une façon discrète sans doute de rappeler que la grandeur passée de Moulinex s'est achevée par un fiasco.

    Michel Delberghe


    La légende industrielle du Moulin Légumes

    "J'avais une secrétaire dont les parents étaient marchands de beurre et œufs à Alençon. Ayant appris que je cherchais une ancienne usine, ils me signalèrent l'ancienne filature de chanvre, connue sous le nom d'usine d'Ozé." Ainsi naquit, selon Jean Mantelet, le fondateur de Moulinex, une légende industrielle autant qu'un modèle de décentralisation, réussie pour l'époque. A l'étroit dans son atelier de Bagnolet, en région parisienne, il transféra sa société, Le Moulin Légumes - devenue Moulinex en 1957 -, dans la préfecture de l'Orne. Avec la campagne environnante, la bourgade, plus connue pour son point de dentelle, bénéficiait de l'apport d'une main-d'œuvre féminine nombreuse pour fabriquer son célèbre presse-purée en métal, qui, outre les foyers français, a équipé les cantines de l'armée américaine. Mais le véritable essor de Moulinex - contraction de moulin et express - a eu lieu après 1954, avec le montage de moteurs sur les appareils de petit électroménager. Avec onze sites en Basse-Normandie, le groupe en faillite, pour une partie repris par SEB en octobre 2001, a compté plus de 10 000 salariés.

    • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 19.02.05

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